Ermite communautaire ou narcisse sans miroir

Comment éviter le plus possible l’interaction tout en voulant s’inscrire dans une communauté ? Comment rester dans son cocon suffisant sans s’exclure de la réalité du monde ? Comment rester alerte sans prendre le risque de la confrontation ?

Il faut avoir une sacrée dose de confiance en soi pour passer à l’action. Il faut pouvoir se dire que le caillou apporté contribuera en quoi que ce soit à l’édifice. C’est assez terrifiant, si nous estimons un tant soit peu que tout a déjà été fait, et en mieux… À la rigueur cela peut passer si l’on pense en termes de transformation et non en termes de création. Et l’expression ?

L’expression vue comme un partage (d’idées, de sentiments, de connaissances) s’avère être la solution la plus humble pour agir. Comment s’exprime-t-on alors ? Les outils technologiques actuels nous encouragent tous dans ce sens : partager, partager, partager… Mais ne serait-ce pas plutôt : écoutez, écoutez, écoutez !

C’est exactement ce que je suis en train de faire. Contrairement à un peintre qui entame sa nouvelle création sur une toile vierge, sur le web, je peins des mots sur une toile noircie par des milliers (millions, milliard ?) d’autres internautes qui veulent « partager ». Moi aussi je veux qu’on m’écoute pour partager mon point de vue.

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Bon pour être un peu moins cynique, je dirais plutôt que mon but est de confronter mon point de vue à celui des autres, c’est en tout cas ma conception du partage. Un point de vue contre un autre et voguent l’échange et l’évolution de ma pensée. L’éducation m’a fourni les bases de la communication, à moi d’en faire quelque chose.

Quoi ? Gagner de l’argent, c’est pour cela qu’on a été formé pendant au moins 14 ans ? Non, je ne suis pas d’accord avec moi-même, je dirais plutôt que nous avons été formés au travail. Travail = argent ? Oui, mais je refuse. Je refuse toujours que le travail se résume au salariat. Cela fait des siècles que mon but principal est d’être entendu, vu ou lu, alors si mon narcissisme devient rémunérateur, ce sera vraiment la saucisse dans mon plat de lentille.

Le problème dans les métiers de narcisse (comédien, musicien, critique, etc.) c’est que les miroirs ne suffisent pas et qu’à moins d’avoir été décrété génial, aucun accomplissement ne se fera sans les autres. Ah ! Les autres… Notre raison d’être et de dépérir. Mon seul but de narcisse est d’être encore plus beau à mes yeux ; or le miroir ne reflète qu’une image physique peu gracieuse, alors que le reflet d’une audience, quand elle existe, est bien plus gratifiant.

Alors un narcisse en manque de confiance en soi est-il voué à l’échec ? J’en sais foutrement rien. Par contre un narcisse privilégiant son bien-être à l’effort social, oui. Décrétez-moi génial, ce sera vachement moins chiant que de perdre du temps à gratter l’attention que je désire. Si je la mérite ? Who cares…

Aumône : Commentez, partagez et suivez-moi ici et . Et si vous trouvez cet article nul, expliquez-moi pourquoi, ça m’améliorera.

 

 

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