Trump ou la connerie du capitalisme

Et si Trump était la preuve ultime de la nullité absolue du capitalisme. La preuve que le capitalisme n’a rien de « rationnel ». La preuve que le capitalisme ne fait partie d’aucune forme de « réalisme pragmatique ».

Bien qu’il ne faut pas sous-estimer son ennemi, rien ne prouve que Trump soit particulièrement intelligent. Ou du moins qu’il soit doté d’une intelligence réflexive. Hyperactif, sûrement ; intelligent, moins sûr… Accordons-lui du coup la seule intelligence qu’il puisse avoir : celle d’un bon sportif. Une espèce d’intelligence de l’instant, primitive et essentielle quand on doit rapidement atteindre un but. Entendons-nous bien, je pense que cette forme d’intelligence a autant de valeur qu’une autre. Je ne suis juste pas sûr qu’elle soit celle dont on a besoin pour diriger le pays le plus puissant du monde.

L’argent ne sert qu’à acheter l’intelligence des autres

Et encore, je ne crois même pas qu’il soit particulièrement doué de cette intelligence « sportive ». Le pouvoir de cet homme ne provient que de ce que son argent a rapporté au hasard des différents conseillers qu’il a dû avoir tout au long de sa vie. Je n’y vois aucune réflexion, aucun courage. Le seul risque que prennent les riches c’est de jouer à la roulette. Mais contrairement aux pauvres, ils sont assurés à vie de ne jamais être à la rue.

Ce n’est pas grâce à leur intelligence que les Balkany, Sarkozy ou Strauss-Khan ne se retrouvent pas en prison. Ce n’est pas grâce à son intelligence que Trump a reçu un million de dollars de son père pour démarrer ses affaires. Ce n’est pas grâce à l’intelligence qu’on a du flair. Flair dont il n’est pas particulièrement pourvu d’ailleurs, étant donné tout ce qui s’est cassé la gueule au fur et à mesure de ses « prises de risques » (casino, steaks, luxe, près d’un milliard de dettes en 1995, etc.). Tout ne semble dû qu’à l’aléatoire.

Petit conte

Papa a plusieurs milliards de capital dont je vais en partie hériter (foncier, industriel, placements, etc.). Comme il faut bien que je fasse quelque chose et que j’aime les trucs qui brillent, papa me file un million pour jouer. J’ai une chance sur deux de gagner. Paf je gagne ! Wouhou ! Allez, disons une fois la mise. J’ai maintenant deux millions. On m’a expliqué à l’école excessivement chère ou papa m’a envoyé qu’il ne fallait pas rejouer tout ce qu’on vient de gagner. Je mets donc un million de côté en achetant un petit appart de 90 m² à NY, une paille. Et je rejoue.

Et je perds, zut ! Mais la magie, c’est que là où un con de pauvre se ferait jeter de toutes les banques, moi, comme je suis un preneur de risque, un capitaine d’entreprise, un créateur d’emploi et que mon papa est milliardaire, la banque me prête le prochain million. Du coup, plus besoin de papa. Et comme le hasard fait bien les choses, j’aurai toujours une chance sur deux de gagner (au pire !). Et encore une fois, à chaque fois que je gagne, ce n’est pas 1000 balles au max comme ce con de prolo, c’est un million ! Et à force d’investir les mises que je gagne, ben je revends tous les appart’ new-yorkais qui ont bien pris de la valeur entre temps et du coup mes couilles passent de l’or au platine sans rien foutre. Je peux alors miser plus pour gagner plus pendant que les autres débiles sans capital ne font que travailler plus pour gagner moins que ce que me rapporte leur travail.

L’argent ça ne se mérite pas, ça s’hérite

À part quelques nouveaux riches qui ont gagné au loto de la finance, l’écrasante majorité des gens qui nous gouvernent sont des héritiers. Et Trump est en train de prouver que contrairement au discours de la droite et de la social-démocratie, le capitalisme n’a besoin d’aucune intelligence pour s’accroître. Toutes les écoles de commerce du monde ne sont là que pour apprendre au riche à ne pas dilapider leur pognon et apprendre aux classes moyennes à se former pour travailler dans les entreprises de ces mêmes possédants. Le capitalisme n’a pas d’étiquette, le capitalisme ce n’est pas l’anarchie, le capitalisme est amoral. Le capitalisme n’a pas d’idéologie, à moins que la survie en soit une. Le capitalisme a autant de jugeote qu’une amibe qui tente de survivre dans son écosystème. Trump est une amibe. Une amibe sans prédateur.

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