Archives d’Auteur: Le Krass
Short Nouvelle #12 : Au commencement
Tu es assise sur cette chaise dans cette brasserie de banlieue et c’est la première fois que je te vois. Après avoir passé des heures à jouer notre intimité au téléphone, nous passons à la réalité. Bien sûr il a fallu que nous marchions de la station de train jusqu’au bar, mais nos regards fébriles n’osaient trop se croiser, nos corps risquaient d’interférer avec nos voix. C’était bien les voix… Mais mon impatience a eu raison de toi au bout de cinq jours et cinq nuits de complicité naissante. Mes yeux voulaient confirmer ton existence.
Récap #19
Abstention, piège à con ?
Short Nouvelle #11 – Mi, la, ré, sol
Les mains se délient. Fais-moi vibrer tout ça. Exprimer du son en frottant des cordes. Un peu de mi. Un peu de la. Ré. Sol. Quatre cordes pour dire de la musique. Le langage universel à portée de doigts. D’une infinie tristesse à un rire gras. D’une tête concentrée à un cul qui remue. Devant un parterre comble qui s’ennuie poliment ou devant trois potes en folie persuadés du génie de l’incompris. Seul l’instant persiste. Comme l’urgence de terminer une phrase de peur que ce soit la dernière.
Récap’ #18
Du frisé génial à lunettes, des paroles de femmes en 2.0 et Hulk au naturel. C’est tout ce que vous avez raté cette semaine (ou pas)
Peut-on être un homme féministe ?
Comment aider quand nous ne sommes pas concernés par les causes que l’on défend ?
Cela fait maintenant plusieurs années que je m’intéresse aux féminismes et que j’ai avalé la pilule rouge. Le monde se révèle depuis tel qu’il est vraiment : dominé exclusivement par le masculin érigé en tant que modèle systémique. J’en étais bien un peu conscient avant, mais j’étais plus concentré sur les luttes économiques. Puis j’ai vu une vidéo, puis deux, puis trois… j’ai commencé à lire les sources, les articles, beaucoup d’articles, des témoignages, etc. Bref, cela m’a permis de comprendre que le féminisme n’était pas qu’une question d’égalité homme-femme.
Short Nouvelle #10 – Plus de Toi
La lumière du jour. 10 h ? 12 h ? 15 h ? J’ouvre un œil puis l’autre. Le plafond est toujours là avec sa fissure dans un coin. Je sais que sans effort, rien ne disparaîtra, mais j’ai beau plâtrer mon cerveau, la douleur s’insinue encore. Cinq jours sans un nez dehors. Des boîtes de conserve, des pizzas et des céréales finies à l’eau. Je n’ai pas le courage de constater que le monde tourne sans moi. Je n’accepte pas de n’être plus aimé(e). J’ai éteint mon téléphone. Internet est mon ami. La télé est mon amie.
Overrated #3 – Terminator 2
Ou comment foutre en l’air une licence dès son deuxième opus.
Comme pour les Goonies, j’ai découvert le premier Terminator en VHS lors d’un jour de fête locatif (magnétoscope + film). Je devais avoir à peu près 12 ans quand un œil qui tombe dans un lavabo ainsi qu’un squelette cyborg écrasé sous une presse hydraulique ont fait mes nuits pendant une semaine. Un bon film quoi… Mais quatre ans plus tard, un ado de 14 ans censé en avoir dix va briser les jolis cauchemars que j’avais eus.









